Publié : 30 avril 2015

Se sentir européen ?!...

Terminale Euro allemand 2014/2015

Alexane
La semaine passée en Allemagne dans le cadre du projet „3 for 1 goal“ a été particulièrement enrichissante. En effet, je trouve que cela a permis de rendre plus concrète notre participation au projet, ainsi que le projet en lui-même. Nous avons pu, au sein de divers ateliers, réfléchir sur des thèmes comme l’exil mais également voir les travaux des allemands et des tanzaniens (projet artistique). La comparaison était, je trouve, vraiment très intéressante. De plus, notre participation au Tansania-Basar m’a fait prendre conscience de l’ampleur du projet. Ce séjour a donc renforcé mon sentiment d’appartenance au projet, à un groupe qui fait des actions, et donc le sentiment d’agir au niveau européen et même international. Finalement, je me suis sentie plus engagée et même fière de faire partie d’une telle action et fière de notre travail pour faire vivre le projet, mais je me suis également sentie plus ouverte.

Anne-Laure
Ce projet ne m’a pas forcément donné l’impression d’être “européenne”, mais je me suis rendu compte qu’un pays ne progresse et n’évolue pas tout seul. D’abord parce que si on aide la Tanzanie, sur le long terme, c’est pour qu’elle devienne indépendante et pour que ses habitants se sentent bien, mais qu’on estime qu’elle n’y arrivera pas sans aide. Ensuite, l’échange et la participation au projet avec les Allemands m’ont permis aussi de me rendre compte de cela. C’est plutôt en Allemagne que je me suis vraiment sentie européenne, car on était avec des élèves qui ont participé à ce même projet et qui ont eux aussi mené une réflexion. Même dans la vie de tous les jours, on partageait des choses.
Pour ma art, ce projet m’a plutôt montré des choses au-delà de l’Europe, notamment lors de la visite au CADA et lors du workshop sur le Kunstprojekt en Allemagne, où nous avons vu les cahiers des tanzaniens, et où nous avons pu les rencontrer indirectement.
Le sentiment européen n’est donc pas la première chose que m’a apporté ce projet, mais plutôt l’idée d’une conscience internationale, d’une rencontre avec des pays complètement différents de l’Europe. Mais, après réflexion, les différences de ces pays par rapport aux pays européens renforcent encore plus l’idée d’une Europe.

Clémence
Oui, cet échange en Allemagne ainsi que ma participation au projet « 3 for 1 goal » m’a donné le sentiment d’être européenne. En effet, beaucoup d’entre nous ne se sentaient que simplement français, mais je pense que ce projet est si ouvert sur l’Europe qu’il nous offre la possibilité de voir plus grand et même plus loin avec nos échanges avec la Tanzanie. En effet, travailler pour et avec la Tanzanie, avec le même but, c’est élargir une simple appartenance à un pays pour appartenir à un continent. C’est de là, de ce travail entre continents et non plus entre pays que me vient cette fierté d’être européenne. Lors de ce projet, j’ai aussi eu la chance de me rendre au parlement européen à Strasbourg, au cœur de l’Europe, lors de la remise du Prix Hippocrène. J’ai alors réalisé l’enjeu de notre projet et la dimension européenne qu’il revêt. C’est en participant à tout ça, que je peux dire aujourd’hui que je me sens plus européenne, et c’est comme une fierté, au même titre que d’être française. Cette participation au projet a même consolidé mon choix de faire mes études à Vienne, pays Européen.

Orlane
Bien évidemment, mais je dirais encore plus qu’européenne : je me suis sentie citoyenne du monde. Le fait d’aider des personnes que l’on ne connaît pas avec la participation d’autres personnes que l’on ne connaît pas non plus, apporte une grande leçon de vie et cela fait beaucoup de bien de voir, lors de l’exposition faite en Allemagne, le sourire et le travail des tanzaniens à travers les photos et les carnets qu’ils nous ont envoyés. Cela m’a personnellement permis de m’ouvrir aux autres et de me rendre compte qu’un échange est possible et que la langue, la culture et la distance ne sont pas des barrières au partage et à l’humanité !

Constance
Ce voyage ne m’a pas donné le sentiment d’être européenne, c’est plutôt flou sur ce point-ci mais cela m’a néanmoins apporté une prise de conscience : Le fait de pouvoir aider quelqu’un malgré notre position de « jeune ». En effet, nous avons, avec notre projet, seulement notre groupe de français, ramassé assez d’argent pour aider un Tanzanien à aller à l’école, ce qui paraissait presque impossible la première fois que l’on nous a exposé le projet. Toutefois notre collecte ne se limite pas au continent français. En effet, c’est ce qui était si incroyable, c’est le partage que nous avons vécu entre les trois nations : Chacune apportait un élément et ce n’était plus une aide franco-allemande pour les Tanzaniens mais véritablement un échange et un partage de culture. Les différents projets comme ceux artistiques nous ont montré que les Tanzaniens nous apportaient quelque chose également : des sentiments, des témoignages et une envie de partager …

Eloïse B.
Le projet dans son intégralité est ouvert sur l’Europe, il n’y a donc pas un moment où je me suis demandée si oui ou non je me sentais européenne. Nous étions plongés dedans. Que ce soit au CADA, où nous avons eu des contacts avec des personnes étrangères ou encore lorsque nous rédigions différents travaux écrits dans plusieurs langues, mais encore plus en Allemagne où la France est très présente. Le fait qu’en Allemagne nous avions la possibilité d’utiliser l’anglais, le français et l’allemand au même plan me faisait sentir à quel point je suis ouverte sur l’Europe. C’est donc principalement l’immersion dans le pays et l’utilisation de plusieurs langues qui font naître ce sentiment chez moi. Mais aussi grâce aux liens forts qui unissent la France et l’Allemagne, ce que j’ai pu redécouvrir en participant au projet. C’est plus les côtés « multilingues » et « multicultures » pendant le séjour qui pour moi créaient une ouverture sur l’Europe !

Maÿlis
Oui, j’ai eu le sentiment d’être européenne car deux pays d’Europe, la France et l’Allemagne, ont contribué à un projet commun pour aider un pays d’Afrique, la Tanzanie. Cela a pu montrer une certaine union entre ces deux grands pays européens. Mais ce projet et surtout cet échange avec les allemands m’ont surtout montré qu’il y avait des gens qui avaient besoin de nous, pas seulement en dehors de nos frontières mais aussi dans notre pays comme les demandeurs d’asile. Cela a donc fait naître un sentiment de solidarité envers les autres, une nouvelle ouverture aux autres. Ce projet a donc pu nous ouvrir les yeux sur une réalité du monde que l’on ne soupçonnait pas. Oui, je me suis sentie européenne mais j’ai surtout été heureuse de rencontrer des personnes que je n’aurais jamais vues même par le plus grand des hasards.

Félicien
Un des buts de l’Europe étant de créer des alliances entre pays et notamment de renforcer le binôme France-Allemagne suite aux trois guerres consécutives entre ces deux pays, je peux dire que cette semaine passée en Allemagne m’a donné le sentiment d’être européen puisque j’ai bien été accueilli par une famille allemande. Cette semaine m’a donc permis de me sentir proche de l’Allemagne.
Par ailleurs, le fait de participer avec un lycée allemand à un projet commun d’aide envers un pays du tiers-monde m’a aussi permis de me représenter à mon échelle une autre finalité de l’union européenne. En effet l’Europe se sert de son alliance pour aider d’autres pays et c’est ce que nous avons fait avec ce lycée allemand. La France et l’Allemagne étant les pays les plus puissants de l’Europe, le voyage était pour moi une véritable action européenne à petite échelle.

Valentin J.
Cette semaine en Allemagne, ce voyage, ont fait naître beaucoup de sentiments en moi. Pour ma part, ce n’est pas le fait d’être européen qui a été dominant, mais plutôt le fait de se sentir faible face à ce qui peut arriver dans notre monde. Je pense surtout au moment où les Allemands nous ont parlé de leur journée sociale. Je me suis rendu compte de tous les problèmes qu’il peut y avoir dans notre monde.
Comme je disais, le sentiment d’être européen n’était pas dominant. Cependant, celui de faire partie de ce monde, d’être un citoyen du monde était bien plus présent. En aidant les Tanzaniens, en faisant ce projet international, j’ai développé ce sentiment, car je sens que n’importe qui peut faire un action pour aider les personnes en difficulté de ce monde.

Paula
Le sentiment d’être européen est assez vague pour moi, je ne sais pas exactement à quoi cela fait référence. Participer à ce projet m’a beaucoup plu, cependant, je ne me sens pas transfigurée. J’ai passé une excellente semaine en Allemagne, plus particulièrement le fait de rencontrer d’autres jeunes qui avaient pris part à ce projet.
Mais pendant ces rencontres, j’ai eu le sentiment que la principale différence entre les français et les allemands était juste la langue. Nous étions un groupe de jeunes de 16 à 18 ans, et nous avions beaucoup de points communs. Je pense que la différence était plus forte avec les tanzaniens. Au moment d’évoquer leur quotidien et de regarder leurs productions pour le projet artistique, nous nous sommes aperçus, Français comme Allemands, que nous avions des modes de vie et une culture différents des leurs. C’est peut-être dans ces moments là que j’ai pu me sentir européenne, mais c’est plutôt une différence continentale.
Un détail du voyage m’a également rappelé le caractère européen du projet : nous avons pu passer les frontières rapidement, les contrôles étant abolis. Voyager en Europe aussi simplement me fait me sentir européenne, c’est comme si l’Europe formait une seul et même État et que nous changeons simplement de région.
Finalement, je pense qu’être européen c’est savoir mettre à profit les points communs et les différences que l’on a chacun et être capable de s’allier dans un but commun qui nous rapproche. Dans cette perspective, le projet m’a bien permis de me sentir européenne.

Simon
Je pense que le projet « 3 for 1, goal » m’a permis de me sentir plus européen dans la mesure où les Allemands de Bad Homburg et les Français de Vernon étaient unis pour apporter de l’aide aux Tanzaniens de la Mwanga High School. La collaboration franco-allemande dans ce projet est une représentation à notre échelle de la proximité et de la solidarité de ces deux pays au sein de l’Union Européenne. Cela m’a donné le sentiment de ne pas rester passif face aux pays en difficulté, sentiment accru par la dimension d’entraide internationale que revêt ce projet.

Arthur T.
Le voyage à Bad-Homburg m’a donné le sentiment d’être européen, c’est-à-dire que je ne me suis pas seulement senti comme un Français allant à l’étranger. En effet, les Allemands nous ont tout de suite accueillis comme si on se connaissait depuis toujours, comme si on avait la même nationalité. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la différence de langue ne nous a pas séparés mais au contraire nous a rapprochés : il fallait toujours trouver de nombreux moyens pour se faire comprendre lorsque l’allemand ou le français ne suffisaient pas, et chacun tentait de comprendre l’autre, personne ne s’enfermait dans sa langue natale, tout le monde était ouvert au dialogue. Là bas, nos différentes cultures étaient donc mélangées et c’est ce qui doit faire naître, selon moi le sentiment européen.
En plus de la culture, notre but commun nous unissait. Il était, je trouve, étonnant que en à peine une semaine, nous ayons pu travailler ensemble autant dans une but unique : aider les tanzaniens à se scolariser. C’est ce but qui nous a rapprochés et qui fait que je me suis senti européen.
Toutefois, ce sentiment reste à nuancer. En effet, l’Union Européenne compte 28 membres. Or il n’y a eu de mélange qu’entre deux de ces pays. Le sentiment d’avoir été européen n’a donc pas été total car la France et l’Allemagne ne forment pas l’Europe. Plus qu’un sentiment d’avoir été européen, je devrais plutôt dire que j’ai vraiment eu l’impression d’avoir senti la forte amitié franco-allemande. Je me suis donc plus senti « franco-allemand » qu’ « européen ».

Sophie
This week spent in Germany gave us the possibility to exchange with German, who almost have the same culture as us, about Tanzanian, who are really different from us, in their lifestyle. It’s mainly the two days we’ve spend in Strasbourg, that made me realize how much this project is important, and all that it involved. I realize that 3 for 1 goal is recognize by the European Union. It’s more than just a project between France and Germany, because we have the feeling to be usefull to others. The European Union give the possibility to open us to the world, like for the Mwanga Project. In my opinion it’s very interessant that two countries, like France and Germany, which already worked together, associate them to help an african country. Moreover thanks to this project, students understand that they take part to something bigger than their school or their countries values. They understand that Europe is not only a word to name an institution.
But by this exchange, I’ve also the feeling that Germans are more European than us. We spoke with themand when they understood that we are french, they want to speak with us in french. But in France, french people don’t even try to speak other languages, like german’s people do. So I have the feeling to be European, but also to have the possibility to show it, like germans we have seen during this exchange do.

Mélanie
It can seem a little simple, bit the first thing that made me feel European was during the bus ride. We crossed the border without realizing it and we arrived directly in another country : Germany. This represents unity between the European countries. We are like neighbours without the edge that separates two gardens. Moreover, hospitality and kindness of German people and our guest families reinforces this feeling.

The "Kunstprojekt" (art project) enabled us to impart in three languages which are the tree most important mothertongues in Europe. Likewise, when we could not say a word in German to our guestfamily , we could try in English, but also in French.

I had a realization thanks to the "Kunstprojekt". The Tanzanian said several times "you are lucky to be European". they don’t differentiate Germany from France, and I think it is the same for all Europen states. That makes me feel Europen.

The "Tanzania Bazar" shows us the volition of helping the Tanzanians. That indicates this is an European project, but it exceeds that. As "European" we wanted to be united and help Tanzania.

Finally, since the foundation of the European Union, France and Germany are still close, and this unity enabled us to take part in a project together. That means be European makes us join forces, make beneficial trade and therefore and that creates solidarity between all of us.

Eloïse G.
C’est toujours agréable d’aller en Allemagne dans une famille, encore plus lorsqu’on a une correspondante. En effet, que ce soit les parents ou les jeunes, je trouve que les Allemands instaurent rapidement avec leurs invités une relation de confiance : on se sent très vite intégré à la famille et à son quotidien.
Le séjour que nous avons passé en Allemagne en novembre 2014 à Bad Homburg fut réellement pour moi l’occasion de me rendre compte de beaucoup de choses : j’aime beaucoup ce pays, de la langue aux habitants, en passant par le système scolaire, qui offre aux jeunes la possibilité de s’épanouir dans un loisir sportif ou musical beaucoup plus approfondi qu’en France.
Les Allemands que j’ai rencontrés durant ce séjour étaient ouverts, curieux d’échanger avec nous. Cette attitude altruiste et attentive m’a fait du bien, je me suis rendu compte que beaucoup de jeunes étaient encore intéressés par l’autre, étaient heureux d’échanger et impliqués dans leur prise de conscience des différences de vie, de moyens et d’éducation en fonction des pays. Avoir échangé avec les Allemands participant au Mwanga-Projekt sur leur ressenti par rapport à leur journée sociale collective au centre pour handicapés m’a beaucoup intéressée, et m’a fait réaliser une fois de plus la dimension européenne de notre projet : des lycées allemands et français bousculent leurs habitudes confortables de jeunes chanceux scolarisés, et se confrontent à une réalité peu ou inconnue, pourtant si près de chez eux. Cette rencontre entre deux cultures différentes qui réalisent un projet d’envergure européenne révèle aussi une dimension internationale : avant de regarder les photos et les cahiers des tanzaniens, je ne réalisais absolument pas leur investissement dans le projet. Il ne le subissent aucunement, mais en font plutôt partie intégrante, en participant aux projets artistiques et à la journée sociale. Ce sont eux qui, finalement par leurs photos et leurs témoignages, nous font réaliser l’importance de cette coopération entre adolescents de trois pays culturellement et géographiquement éloignés, et de ce dialogue européen et international.