Publié : 30 avril 2015

Mélanie, Clémence, Louis et Félicien

Notre classe d’Allemand Européenne, dans le cadre du projet « 3 for 1, goal » est allée visiter le Centre d’accueil de Demandeurs d’Asile de Vernon en vue d’effectuer une journée sociale.
La journée sociale est une idée allemande qui consiste à échanger, travailler avec autrui, de manière rémunérée ou non. Notre visite au CADA fut alors une bonne manière d’échanger car elle nous a permis de nous confronter à une réalité que nous n’abordons pas tous les jours, qui nous est presque inconnue.
En effet, nous n’avions jamais eu l’occasion de rencontrer des personnes étrangères demandant asile en France, et nous fûmes d’autant plus surpris quant à l’existence de ce centre dans notre ville.
Un CADA offre aux demandeurs d’asile un lieu d’accueil pour toute la durée de l’étude de leur dossier de demande de statut de réfugié. Cet accueil prévoit leur hébergement ainsi qu’un suivi administratif (accompagnement de la procédure de demande d’asile), un suivi social (accès aux soins, scolarisation des enfants etc..) et une aide financière.
Nous avons rencontré la directrice du CADA qui nous a expliqué toutes les démarches et procédures de demande d’asile (OFPRA..)
Nous avons par la suite pu rencontrer trois demandeurs d’asile.

Tout d’abord, nous avons rencontré un Afghan, nommé Kabir et âgé de 37 ans qui parlait français de manière confuse. Notre dialogue ne fut donc pas très riche mais nous avons quand même réussi à comprendre sa situation. Celui-ci a été obligé de partir d’urgence à cause de la guerre et a choisi la France car il avait un peu appris le français à l’école en Afghanistan. Il a été accueilli par le CADA 4 jours après son arrivée en France. Les quatre premiers jours, il fut pris en charge par le Samu puis orienté vers le CADA. Il attend sa procédure de demande d’asile.
Il a du partir seul, sa famille n’a pas pu le suivre. Il nous parlait tout ému, et montrait beaucoup d’intérêt pour nous, malgré son français maladroit, il tentait tout de même de se confier à nous. Il nous a semblé très ouvert et nous avons été touchés de sa situation.

Ensuite, nous avons rencontré un Malien, un ami de l’Afghan rencontré au CADA.
Il s’appelait Niamsé et avait 24 ans. Il ne parlait pas français mais parlait couramment anglais. Nous avons donc pu communiquer aisément avec lui. Il vivait au Mali avec ses deux parents et son frère mais dût partir seul car il était menacé. Il s’est levé et nous a montré ses cicatrices sur le torse et les avants bras. Il n’a pas voulu nous expliquer exactement d’où venaient ses cicatrices mais il nous expliqua son engagement au Mali. Le problème est qu’il parlait très vite et en anglais mais nous pensons avoir compris que celui-ci s’était engagé dans un groupe révolutionnaire pour contrer les forces militaires de l’État. Il semblait très énervé contre les nouveaux dirigeants de son pays et semblait aussi attristé de ne plus percevoir son pays comme avant. Il a choisi la France car c’était sa seule possibilité de partir immédiatement. Il nous a clairement dit que s’il n’était pas parti, il serait mort assassiné quelques semaines plus tard. Ses paroles nous ont beaucoup touchés et aussi beaucoup surpris. Il nous a dit qu’il se plaisait bien dans ce centre, bien que la nourriture ne soit pas idéale. Il s’est fait de bons amis au CADA et il est heureux d’avoir pu rencontrer des personnes étant dans la même situation que lui, et de ne pas être seul. Il était coiffeur avant ses engagements au Mali et il coupe les cheveux de ses amis du CADA, notamment ceux de Kabir, son ami Afghan. Il nous a semblé très sympathique et nous a même remerciés de l’avoir écouté.

Pour finir, nous avons rencontré une femme venant de la République Démocratique du Congo (RDC). Elle s’appelait Thérèse et nous parlait français. Elle semblait très timide et triste de parler de sa situation.
Elle a été obligée partir en urgence de RDC car elle était menacée. Elle n’a pas voulu nous en dire plus sur les raisons de son départ. Mais elle nous a beaucoup parlé de sa fille adoptive qui est restée en RDC. Cela fait 1an qu’elle n’a plus de nouvelles de sa fille, elle ignore même si celle-ci est encore en vie. Elle nous a expliqué la douleur d’être séparée de ses proches et elle nous enviait beaucoup de vivre en France, où il n’y a pas de conflit.

Cette journée sociale avec notre classe fut donc très enrichissante et nous avons pu partager avec des personnes totalement différentes de nous. Nous avons trouvé ça vraiment plaisant, et le fait de parler beaucoup de l’étranger, et même de communiquer en anglais avec certaines personnes nous a permis de sortir de notre quotidien du lycée pour une journée afin d’échanger et de partager avec autrui.

Deutsch

Warum sind sie geflüchtet ?

Wir haben drei Flüchtlinge getroffen. Sie kommen aus Afghanistan, Mali und dem Kongo. Sie heiBen Kabir, Niamsé und Thérèse.
Kabir musste nach Frankreich fliehen weil es Krieg in seinem Land gab. Er war in Gefahr. Niamsé war in seinem Land in einer revolutionnären Gruppe gegen das neue Regime. Er war auch in Gefahr und er hat uns seine Narben gezeigt. Thérèse musste fliehen weil es in ihrem Land ein politisches Chao gab aber sie hat uns nichts weiteres dazu gesagt.

Warum haben sie Frankreich gewählt ?

Kabir lernte ein bisschen Französisch in der Schule als er jung war.
Niamsé sprach kein französisch aber Frankreich war seine einige Chance um direkt zu fliehen weil Niamsé wusste, dass es Asylentenheime in Frankreich gab.
Thérèse, die aus dem Kongo kommt, spricht französisch, weil es ihre Muttersprache ist.

Ihre Situation

Kabir lebt im CADA seit 2 Jahren. Er ist 4 Tage nach seiner Ankunft in Frankreich ins CADA gekommen und wartet noch auf die Genehmigung des Asylverfahrens.
Niamsé fühlt sich gut im CADA, obwohl das Essen nicht gut ist. Er hat Freunde gefunden, die in derselben Situation sind. Er war Friseur und er schneidet immer noch Haare im CADA.
Für Thérèse ist es schwer, weit von ihrer Familie entfernt zu sein. Sie hat eine Tochter und sie hat zu ihr keinen Kontakt mehr.

Eindrücke

Kabir sah gerührt aus, als er seine Situation im Afghanistan erklärt hat. Er war sehr aufgeregt, als er mit uns gesprochen hat. Wir waren gerührt von seiner Situation und von seiner Offenheit.
Niamsé sprach so schnell English, dass es ein bisschen schwierig war, ihm zu folgen. Er sah nervös aus, als er über das neue Regime sprach. Er war auch traurig, weil er wusste, dass sich sein Land ändern wird. Seine Worte waren interessant, weil wir viel über Niamsé gelernt haben.
Wenn sie mit uns sprach, sah Thérèse ein bisschen traurig, weil sie über ihr Leben im Kongo nicht reden wollte. Als sie uns sah, war sie etwas neidisch auf uns.